
L’ABBÉ DE CACQUERAY CONFONDU
PAR SES PROPRES INCOHÉRENCES
LES PROPOS IMPRUDENTS ET PRÉSOMPTUEUX DE L’ABBÉ DE CACQUERAY
ou
Il y a deux mois à peine, dans la Lettre aux Amis et bienfaiteurs n°73 de novembre 2008, l’abbé de Cacqueray fustigeait une nouvelle fois (la dernière ?) les groupes Ecclesia Dei « régularisés » par Rome en leur reprochant leurs concessions et leurs « silences » résultant directement de leur ralliement.
L’abbé de Cacqueray s’est donc permis de donner des leçons de droiture et de fidélité aux ralliés, alors qu’il savait pertinemment, de par son poste, ce qui se préparait en coulisse entre la FSSPX et le Vatican et qu’il serait, à son tour, prochainement « régularisé » par cette Rome moderniste.

Malgré toutes les concessions et les silences dont se sont pourtant déjà rendues coupables les autorités de la FSSPX avant même d’être « normalisées par Rome », voici ce que l’abbé de Cacqueray ose écrire dans la Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°73 à propos des mouvements Ecclesia Dei :
« Nous mettons en garde contre l’enseignement, la prédication de prêtres qui, dans la réalité, ne sont pas libres. La vérité, sans que l’on puisse donner une seule exception, est qu’aucun des instituts et des prêtres qui ont été normalisés par Rome n’a réellement conservé sa liberté de parole ».
« S’ils protestaient, l’espoir d’obtenir de nouvelles églises s’estomperait, celui de conserver les églises qui leur ont déjà été accordées leur semblerait compromis ».
C’est ainsi que, par le mensonge et une suffisance quelque peu imprudente, l’abbé de Cacqueray aura cherché bien maladroitement à se démarquer jusqu’au dernier moment de ces ralliés qu’il vient aujourd’hui de rejoindre au sein de l’église conciliaire.
En effet, comme nous l’avons analysé récemment, alors que la FSSPX avait reconnu la nécessité de « réconcilier » toute église profanée, elle n’a cessé, malgré cette règle du droit canon, de demander aux autorités des sanctuaires de Lourdes l’autorisation de dire les messes du pèlerinage du Christ-Roi dans ces églises qu’elle savait profanées.
Cette attitude scandaleuse et gravement contraire à la foi ne fut, en fait, motivée que par la crainte de freiner le « processus de réconciliation » engagé.
C’est donc pour éviter de froisser les autorités de l’église conciliaire que les supérieurs de la FSSPX se sont refusés à effectuer ces actes de « réconciliation » de peur que l’accès aux basiliques soit compromis.
Ils ont ainsi préféré plaire aux hommes plutôt qu’à Dieu…
Déjà, en juin 2000, lorsque le Vatican publia le faux 3e secret de Fatima présenté comme une vision symbolique au style très nébuleux (alors que Sœur Lucie avait toujours affirmé que le 3e secret n’était constitué que de « paroles » de la Très Sainte Vierge Marie), la FSSPX préparait, au même moment, son pèlerinage jubilaire à Rome et se trouvait donc en pleine tractation avec le Vatican pour obtenir l’autorisation d’accéder aux basiliques romaines.
Craignant de ne se voir accorder ces précieuses autorisations, la FSSPX garda donc le silence sur ce MENSONGE PUBLIC et cette véritable INSULTE faite à Notre Dame organisés par Ratzinger et son adjoint Bertone, aujourd’hui à la tête tous les deux de l’église conciliaire.
La consigne fut donc imposée aux prêtres de ne pas remettre en cause publiquement le texte publié par le Vatican mais de parler seulement d’« erreur d’interprétation ».
C’est un peu plus conciliant…

Le 19 août 2005, Ratzinger-Benoît XVI s’est rendu à la Synagogue de Cologne.
Alors que Mgr Lefebvre avait solennellement et publiquement condamné la visite de Jean-Paul II à la Synagogue de Rome, Mgr Fellay resta silencieux et ne publia aucune condamnation de cet acte d’apostasie. Cela aurait, en effet, compromis sa rencontre avec Ratzinger prévue à Castelgandolfo 10 jours plus tard, le 29 août 2005.
Ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres.
Mais le semblant de fermeté de l’abbé de Cacqueray devait faire illusion jusqu’au bout pour mieux « hypnotiser » les fidèles avant l’acte ultime du 21 janvier 2009 qui enchaînera définitivement l’œuvre de Mgr Lefebvre.
Dans un autre paragraphe, l’abbé de Cacqueray écrit ceci :
« Nous ne disons pas que les différents instituts et fraternités régularisés ne conservent plus cette foi. Nous ne disons pas non plus qu’ils la taisent en privé mais nous ne pouvons pas ignorer qu’ils ne s’opposent jamais publiquement aux terribles scandales destructeurs de la foi et qu’un certain nombre d’entre eux en deviennent peu à peu les défenseurs et les chantres ».
Or, voyons ce que nous dit aujourd’hui l’abbé Celier, fervent partisan du ralliement. Ce promoteur du rocker sataniste Jim Morrison dans son livre le dieu mortel, le protégé de Mgrs Fellay et Williamson, le mentor de l’abbé de Cacqueray se délecte et annonce déjà clairement les nouvelles orientations de la FSSPX dans un entretien accordé au journal suisse Le Temps du 23 janvier 2009 :
«Nous n'avons reçu aucune communication officielle, dit l'abbé Grégoire Celier, porte-parole. Mais la rumeur court, et il semble qu'elle provienne de gens bien informés. Si elle est exacte, nous ne pouvons bien sûr que nous réjouir que la vérité soit enfin reconnue. Mgr Lefebvre avait agi dans le cadre d'un grave état de nécessité, et les condamnations de Rome étaient injustes.» Cependant, le fait que le Vatican ait rempli les deux préalables exigés par la Fraternité ne «résout pas tous les problèmes, souligne l'abbé. On peut faire un parallèle avec Gaza : les combats ont cessé, et maintenant il faut se mettre à la table des négociations.»
« Celles-ci devraient comporter deux volets. Le premier est de nature juridique. «Il s'agit de définir un statut juridique clair pour la Fraternité, dit l'abbé Celier. Nous sommes actuellement une société de vie apostolique, c'est-à-dire des prêtres qui vivent en commun. Rome a envisagé plusieurs statuts possibles.» Notamment celui de la prélature personnelle du pape, comme l'Opus Dei. Dans ce cas, la Fraternité ne serait rattachée à aucun territoire. Le statut des quatre évêques lefebvristes et des prêtres de la FSSPX devra lui aussi être discuté. Le second volet des négociations, assurément le plus délicat, est de nature doctrinale. Il concerne en particulier deux acquis du concile Vatican II : l'œcuménisme et la reconnaissance de la liberté religieuse. «Nous ne sommes pas contre, affirme l'abbé Celier, mais les fondements de ces principes tels qu'ils ont été posés par Vatican II nous paraissent erronés en certains points. Il s'agit pour nous d'assurer la continuité avec la Tradition et des textes antérieurs à Vatican II.»
Enfin, voici ce que déclare Mgr Fellay :
Dans sa lettre du 15 décembre 2008 adressée à la Commission Ecclesia Dei, Mgr Fellay exprime sa volonté de « rester catholiques et de mettre toutes nos forces au service de l’Église de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est l’Église catholique romaine. Nous acceptons son enseignement filialement ».

« Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu’à Vatican II au sujet duquel nous émettons des réserves » (Communiqué aux fidèles du 24 janvier 2009).
Quel retournement !!
Mgr Lefebvre disait, au contraire, dans son livre J’accuse le Concile :
CETTE ÉGLISE CONCILIAIRE N’EST PAS CATHOLIQUE. Dans la mesure où le pape, les évêques, prêtres ou fidèles adhèrent à cette NOUVELLE église, ils se séparent de l’Église catholique et entrent dans le SCHISME ! »
Mais désormais, Mgr Fellay n’émet que des réserves sur le concile Vatican II. Les problèmes ne découleraient que des « mauvaises interprétations » qui en auraient été faites !!
Le décret du Vatican fait état du « malaise spirituel » de Mgr Fellay suite à sa lettre dans laquelle il fait état de ses réactions émotionnelles (« la situation actuelle nous fait d’autant plus souffrir »).
Quelle insulte pour le fondateur de la Fraternité Saint Pie X !
Mgr Lefebvre n’a pas mené un combat pendant plus de 25 ans en raison d’un problème psychologique ou d’états d’âme.
« Une injonction d’obéir qui affaiblirait la foi ne serait qu’une trahison, s’y soumettre une lâcheté ! » nous dit l’abbé de Cacqueray.
Qu’attend-il donc pour se lever et dire non à la trahison de son supérieur ? Son obéissance envers ses supérieurs serait-elle plus forte que son attachement à la foi catholique ?
L’abbé de Cacqueray se souvient-il également de ce qu’il écrivait dans la Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°71 ?
« L’existence même de la Commission Ecclesia Dei, dressée sur la condamnation de nos évêques, qui regroupe ceux « qui ont abandonné le mouvement de Monseigneur Lefebvre » (interview du cardinal Castrillón Hoyos, 06.08.2007) se trouve viciée dès l’origine. Accepter d’en être est une gifle à la mémoire d’une personne qui nous est sacrée. Ce n’est point là affaire de susceptibilité. Chacun peut comprendre que nous serions, tout au contraire, des fils bien indignes et bien ingrats, et que nous pêcherions gravement contre l’honneur et contre la piété filiale, si nous admettions une régularisation canonique de notre situation sans plus nous soucier de notre fondateur. L'origine même de cette commission pontificale, comme sa dénomination invitant textuellement les fidèles à s'affranchir du combat des seuls évêques qui ont osé se lever pour défendre la doctrine traditionnelle, nous est odieuse et suffit à la discréditer à nos yeux. » (Abbé de Cacqueray, LAB n°71).
C’est pourtant auprès de cette même Commission Ecclesia Dei que, par sa lettre du 15 décembre 2008, Mgr Fellay est allé supplier le « serpent » bavarois de retirer une excommunication totalement invalide dont Mgr Lefebvre se félicitait !

Mgr Fellay livre l’œuvre de Mgr Lefebvre à la Rome apostate et à son chef.
Après tout reniement, vient l’humiliation.
C’est ainsi que par sa provocation toute calculée et aidé par la presse mondiale (le Vatican a même déclaré dans l’Osservatore romano que les déclarations de Mgr Williamson « contredisent l’enseignement de l’Église » !), Mgr Williamson (ex-anglican et Rose-croix) a obligé Mgr Fellay à se mettre à genoux devant le nouveau dogme de la nouvelle religion, étape initiatique obligatoire lorsque vous passez dans le camp de l’ennemi.
Voilà où aura aboutit le très pernicieux « processus de réconciliation » mené depuis des années par Mgr Fellay : à la trahison du combat de la foi !
C’est donc à propos que nous conclurons en citant une dernière fois l’abbé de Cacqueray (LAB n°73, § 18) :
« La terrible parole de Notre-Seigneur à propos de Judas s’impose à nos âmes : ‘ Il eût mieux valu pour cet homme qu’il ne fût jamais né’. (Mt. 26, 24) ».